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A muzioni di a Ghjuventu Indipendentista, un hè micca solu un discorsu, mà una chjama à a mubilisazioni pà tutt'i ghjovanni Corsi bramosi d'impulsà un cambiamentu, è di luttà pà u riacquistu di i nosci diritti è di u nosciu casali storicu...
L'APPEL DE LA "GHJUVENTU"


Nous,lycéens,étudiants,travailleurs,héritiers d'une identité,d'une culture,d'un peuple,d'une terre,d'une nation et de son histoire,enfants du peuple Corse,prenons enfin la parole. Avant tout,il convient de préciser que notre démarche s'inscrit dans la lutte humaniste de libération sociale et nationale.

Nous exigeons que notre langue soit enseignée obligatoirement de la maternelle à l'université. De part notre histoire et notre avenir,le bilinguisme est la seule maniere d'appaiser le conflit qui oppose la langue Corse à la langue Française. A cela doit s'ajouter l'officialisation de la langue Corse ainsi que sa diffusion dans les médias et l'administration.

Nous exigeons la mise hors norme de l'academie de Corse et de son université.

Nous exigeons une université populaire Corse,mise au service des interets de notre peuple. Fruit de la Lutte de Liberation Nationale, notre université se doit d'assumer et d'assurer pleinement son role formateur et émancipateur.

Nous exigeons la corsisation des emplois. Ils reviennent tous en priorité,de droit aux Corses.

Afin d'endiguer la desertification de l'interieur,la mort de nos villages et la disparition de l'ame identitaire,nous exigeons la mise en place de mesures visant à creer les conditions socio-économiques permettant le retour des jeunes dans tous les secteurs d'activité et notamment dans le milieu rural.

Nous exigeons la devolution de la maitrise des transports aux Corses. Dans cette optique, la creation d'une compagnie maritime Corse crerait des emplois et permettrait un developpement harmonieux de la Corse par les Corses et pour les Corses.

A aucun nous n'accepterons ni la balearisation du littoral,ni sa vente au profit exclusif de capitaux étrangers. La Corse possede des espaces naturels uniques au monde,nous exigeons que les moyens permettant leur préservation ainsi que leur valorisation soient mis en place.

Afin de rétabir la démocratie sur notre terre,nous exigeons la création d'un corps électoral Corse. Les oiseaux de passage : certains professeurs,les militaires,les préfets...de par leurs activités et leurs intentions colonialistes n'ont pas vocation à voter mais à partir.

La Corse,composante à part entiere de l'Union Européenne doit apporter sa contribution à l'élaboration de l'Europe des peuples,de l'Europe sociale.

Nous refusons fermement l'élaboration d'un monde ou l'argent aurait plus de valeur que les hommes,ou l'argent ne servirait pas les hommes mais les asservirait. La mondialisation ne doit pas uniformiser culturellement l'humanité,ni etre un vecteur d'exploitation de l'homme par l'homme. Elle ne doit en aucun cas accroitre les inégalités sociales.

En vue de la résolution définitive du probleme Corse,nous exigeons l'arret des poursuites envers les patriottes recherchés ou incarcerés.

Le peuple Corse est une notion en perpetuelle évolution sur le base de caracteres constants. Il est formé des Corses d'origine et des Corses d'adoption qui de par leur comportement et leurs actions font preuve d'une réelle volonté de se fondre dans la société Corse et de défendre ses interets. Le peuple Corse a lui aussi droit à la reconnaissance,à la différence,à la dignité,à la liberté,à la vie. A l'identique des autres peuples,il a droit à l'INDEPENDANCE !!!


GHJUVENTU INDIPENDENTISTA

# Posté le mercredi 04 juillet 2007 14:32

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 17:44

Les Tourments de l'Histoire

Le ciel de l'Histoire de la Corse est un ciel d'orage, tourmenté, violent, traversé par les éclairs des invasions.

Un ciel où les moments de paix, d'un calme trompeur sont vite déchirés par l'explosion des convoitises étrangères - Ibères, Ligures ou Phéniciens, Phocéens, Etrusques ou Syracusains, Romains ou Vandales, Pisans ou Génois.....

Victime de sa position géographique comme de l'éclat de sa beauté, l'île a longtemps été contrainte malgré sa pugnacité d'abandonner ses rivages aux envahisseurs que la mer, sans cesse, ramène à elle, la contraignant ainsi à se forger dans l'adversité un tempérament aussi solide que le granit dont elle est issue.

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# Posté le mercredi 04 juillet 2007 14:50

Une Brève Chronologie

Un voyage dans le temps, bien que schématique, pour mieux comprendre comment des tumultes de l'Histoire est née l'harmonie de cette terre pourtant riche de contrastes.


Quelques repères avant l'Histoire



7000 - 6000 av. J.C. Prénéolithique
Traces des premiers groupes humains vivants dans des abris sous roche . Identification de la plus ancienne sépulture corse datée de 6570 av. J.C., la "dame de bonifacio " (Musée de Lévie ).
6000 - 4500 av. J.C. Néolithique ancien
L'homme domestique l'animal, maîtrise la technique céramique et construit des abris en pierre sèche, se sert d'outils en silex ou obsidienne.
4500 - 3000 av. J.C.Néolithique moyen
Premières formes d'élevage, quelques tentatives d'agriculture.
3000 - 1800 av. J.C. Néolithique récent
Les hommes de plus en plus nombreux occupent plusieurs sites, développent l'agriculture, sont les premiers en Europe occidentale à travailler l'osier (près de St Florent) et le cuivre (Aleria). Les décors, l'outillage et les armes défensives évoluent.
La civilisation mégalithique est en cours et se manifeste sous forme de mégalithes : coffres, dolmens, menhirs puis de statues -menhirs dont le nombre s'avère être le plus élevé de Méditerranée comme en témoigne Filitosa, haut site de l'art statuaire corse, reconnu d'intérêt mondial par l'UNESCO.

1800 - 700 av. J.C. Age de Bronze
La société se hiérarchise, les villages fortifiés, les castelli, se multiplient et s'entourent de monuments circulaires appelées "torre", construits sans doute à des fins défensives et culturelles - cette civilisation "toréenne " se manifestant principalement dans le Sud de l'île .
700 - 565 av. J.C. Age de Fer
L'activité au sein du village s'intensifie. L'activité pastorale, l'organisation et la notion de stockage se développent (site de Cucuruzzu à Lévie ).Le mobilier métallique est courant.
Cette période est marquée par une succession d'invasions.
Un envahisseur chasse l'autre, les Ibères d'abord, les Ligures ensuite puis les Phéniciens. Ces invasions s'accompagnent d'alliances rapidement compromises par l'arrivée permanente de nouveaux venus.



565 av. J.C. La Fondation d'Aléria
Cette cité fondée par les Phocéens vers 565 avant J.C. est premier comptoir commercial crée en Corse. Les indigènes retranchés dans les montagnes profitent peu des richesses de cette métropole internationale.
Située au croisement des grandes routes commerciales de l'Antiquité, elle est aussitôt convoitée par les Etrusques de Toscane alliés aux Carthaginois d'Afrique.

L'apport de ces civilisations successives est remarquable tant au niveau démocratique ou artistique que technique avec notamment la mise en valeur de la plaine orientale, le développement de la culture de la vigne ou de l'olivier, l'exploitation des ressources du sous-sol ou la commercialisation du produit de la de la mer..

Puis, de la Sicile toute proche, arrivent les Syracusains qui seront très vite délogés à leur tour par ces mêmes Carthaginois (280 avant J.C. )
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# Posté le mercredi 04 juillet 2007 14:53

Quelques repères dans l'Histoire



A partir de - 259 Conquête et paix romaine
Après une douloureuse et longue conquête (- 259 - 111) Rome s'empare de l'île et c'est un long répit - bien que parfois douloureux - qui marque, à partir du 1er siècle avant J.C, cette histoire agitée.
Cette période longue de plus de cinq siècles permet l'instauration d'une "Pax Romana" marquée par une prospérité relative sur le secteur côtier et notamment par la fondation de Mariana et le développement d'Aleria devenue ville de garnison, base navale et cité prospère.
La Corse doit à chacun de ses envahisseurs successifs des apports nouveaux : ainsi, de l'époque romaine date la découverte des sources minérales et l'établissement de Thermes.
Le christianisme est progressivement introduit en Corse sans doute à partir du 2ème siècle . Restitude, Dévote et Julie en seront les saintes martyres.

A partir de 455 : Vandales et Ostrogoths et Byzantins
La Corse doit subir ces nouvelles invasions avant de connaître au VIème siècle, pour environ deux siècles, l'occupation Byzantine et avec elle les ravages de la perversion et de la misère.
Vers 754 : Une Terre Papale assaillie par les Sarrazins
Alors que les Francs ont vaincu les Arabes, la Corse conquise par les Lombards en 725, est cédée 29 ans après leur arrivée au Saint Siège.
Mais la Méditerranée, source du meilleur comme du pire, est à cette époque sillonnée par les pirates barbaresques .
Les Sarrazins (Maures) - qui seraient à l'origine du symbole de la Corse : La Tête de Maure - ayant installé des points d'appui dans l'île ( Campomoro, Morsiglia,) seront une menace pour le commerce maritime jusqu'au X ème siècle avant de subir les attaques concertées de Pise et de Gènes.

Désorientée, en proie à l'anarchie et déchirée par de terribles luttes féodales, la Corse, devient progressivement une monnaie d'échange au service de la papauté qui arbitre ainsi sa politique entre Pise et Gênes jusqu'à ce que le pape Grégoire VII confie l'administration de la Corse aux Pisans en 1077.


De 1077 à 1284 :La Trêve Pisane
De la fin du XI ème siècle jusqu'à à la fin du XIII ème, soit jusqu'à la victoire de Gênes sur Pise - son éternelle rivale - l'île bénéficie de la sagesse et des bienfaits de la colonisation Pisane.
L'architecture et L'art Pisan s'expriment a travers la construction de nombreux couvents ou églises : celle de San Michele de Murato, de Calenzana, de Carbini ou encore la fameuse Canonica. Cette période voit apparaître des hommes hauts en couleur comme Giudice de Cinarca (Sinucello della Rocca), un temps maître de l'Ile, qui fut finalement victime de son ambition comme de Pise et de Gênes, ses alliés successifs.

De 1284 à 1768 : Cinq siècles d'époque Génoise
Gênes, déchirée elle-même par une succession de complots et d'occupations étrangères s'intéressera peu à la Corse avant de devoir faire face aux Aragonais, auxquels la papauté avait confié la Corse.
Gênes ne s'y implantera réellement qu'au milieu d'un XIV ème siècle, alors que l'île est sous la menace de la peste.
L'époque Génoise s'achèvera avec la guerre d'Indépendance (1729-1769).
Les trois premiers siècles de l'époque génoise seront une époque de troubles et d'anarchie au cours de laquelle Gênes déléguera l'administration de la Corse dans un premier temps à la Maona - une association de commerçants génois - puis ,ensuite aux financiers de la Banque Saint Georges.
C'est une époque également troublée par les visées espagnoles sur cette terre déchirée.

Les seigneurs corses, menant une politique anarchique d'alliances successives et contradictoires avec Gênes et l'Aragon, ruinent le pays. Leurs châteaux seront détruits lors de la révolte (1358) d'un peuple excédé, conduit par Sambucuccio d'Alando .

C'est au tour de la France d'Henri II, en guerre contre l'Espagne de Charles Quint, de débarquer sur l'île en 1553.
Cependant la France, dont l'armée, devenue maîtresse de l'île emploie des troupes Corses menées par Sampiero Corso, doit très rapidement la restituer à Gênes.

Sampiero, refusant cette situation, reprendra en vain la guerre contre Gênes qui assoira enfin son autorité.
La paix et l'amnistie s'installent en 1569 dans une Corse en ruine, dépeuplée, ravagée par les épidémies. Elle est dotée de "Statuts Civiles et Criminels "ainsi que d'institutions.

C'est sur cette île dépeuplée que des Grecs fuyant les Turcs viendront s'installer et créeront Paomia puis Cargèse .

Tout au long du XVI ème siècle les cotes sont ceinturées de tours afin d'offrir une meilleure protection contre les razzias des Barbaresques.
De cette occupation génoise datent les villes et citadelles de Calvi et Bonifacio. L'église vit un véritable renouveau, Ajaccio se dote d'une cathédrale.
Le développement de l'agriculture dans la plaine orientale est contrarié, malgré de nombreux efforts, par la malaria.
L'économie agricole reste largement pastorale tandis que le développement économique s'affirme dans la région du Cap Corse.
Autoritaire, la domination génoise se révèle être un carcan empêchant le développement d'une réelle démocratie et conduit à l'apparition de premiers mouvements insurrectionnels.

1729 - 1769 La Guerre d'Indépendance
Cette guerre, véritable Révolution Corse, contraint Gênes, déclinante, à faire successivement appel à l'intervention de l'Autriche puis à celle de la France.
Quatre insurrections secouent la Corse, et de ces violents soubresauts naîtront, avec Jean Pierre Gaforri, le sentiment d'appartenir à une nation puis la volonté d'une Indépendance gagnée par Pascal Paoli . De l'insurrection des "montagnards" partie de Castagniccia, pillant Bastia, au ralliement des notables de villes soucieux d'émancipation, le mouvement gagne l'Ile entière.

Ces troubles ne font qu'attiser la concurrence en Méditerranée des grandes puissances impliquées dans la guerre de succession d'Autriche : l'Angleterre aidée de la Sardaigne dont la Corse subit les attaques, l'Espagne alliée de la France .

La quatrième révolte, née dés le départ de troupes françaises, voit l'assassinat de Gaffori en 1753 à Corte, et l'unité se faire en 1755 autour de Pascal Paoli général d'une Corse qui sera Indépendante pendant 14 ans.

Cet homme, auquel beaucoup reconnaissent l'étoffe d'un chef d'état, suscite et rassemble les sympathies des opinions publiques et des intellectuels européens, alors que jusque là, la Corse était un petit morceau de terre inconnu de tous.

L'audience de la Corse et de son chef, ardent démocrate, trouvent ainsi des relais dans les oeuvres de Jean-Jacques Rousseau (Contrat Social, Projet de Constitution ) et surtout dans celles de l'écrivain écossais James Boswell (Account of a tour to Corsica).
Pascal Paoli, homme de progrès, sait adapter les idéaux démocrates aux réalités de cette Corse du XVIII ème siècle.

Il dote la Corse d'une capitale - Corte - ainsi que d'une université et met en place les structures d'un état dans lequel la "nation corse" est souveraine.

1768 Le Traité de Versailles - 1789 L'intégration à la France
La Corse, seule île indépendante de Méditerranée, demeure cependant militairement fragile.
La France qui a vu, au prix d'une politique ambiguë, son l'influence grandir, sur la Méditerranée en général et sur Gênes en particulier, se voit céder la Corse en 1768 par le Traité de Versailles. La résistance armée opposée par les Corses de Pascal Paoli s'achève avec le défaite de Ponte-Novo le 8 Mai 1769.
Trois mois plus tard, le 15 Août 1769 naît Napoléon Bonaparte

Exilé pendant 21 ans en Angleterre, Pascal Paoli marquera son retour par la création d'un royaume anglo-corse qui ne vivra que deux ans(1794-1796).
Dans l'intervalle, le 3O Novembre 1789, un Décret a proclamé la Corse "partie intégrante de l'Empire français".

L'intervention des troupes françaises puis, plus tard, les campagnes victorieuses de Napoléon resserreront les liens avec la France qui ,avec son Empire colonial ,deviendra rapidement terre d'émigration pour partie de la population insulaire qui a fortement augmenté au cours du 19 ème siècle..

Le lourd tribut payé par la Corse durant les deux dernières guerres mondiales ainsi que son engagement dans la Résistance sera la marque de l'appartenance à la France de cette île qui reste cependant plus que jamais attachée à la spécificité de terre unique que lui ont donné depuis sa naissance et la nature et l'histoire.
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# Posté le mercredi 04 juillet 2007 14:54

Durant la lutte d'indépendance au 18e siècle, l'épouse d'un protecteur de la nation participa à sa façon à la libération de la Corse.

faustine gaffori


Notre histoire se déroule à la moitié du XVIIIe siècle alors que partout en Europe les dynasties royales établies s'effritent et pour certaines s'effondrent. La Sérénissime Gênes qui possédait encore la Corse ne faisait pas exception, elle ne pouvait déjà plus, seule, assurer sa domination et mettre fin à ce que l'on nomme la Révolution corse.

Les corses s'organisaient, des consultes étaient tenues dans le but d'organiser une île qui n'était plus soumise mais pas encore libérée, les habitants s'étaient ainsi donnés des chefs, Hyacinthe Paoli, Louis Giafferi et André Ceccaldi et même un roi, Théodore 1er.
Et si le roi de France aidait la République génoise déclinante cela ne faisait que repousser l'inéluctable, c'est sur, bientôt la Corse serait indépendante.

De 1740 à 1745 environ, Gênes tenta de maintenir seule la Corse sous sa domination, mais sa faiblesse visible et le conflit qui l'opposait à l'Angletterre et à la Sardaigne encouragea les insulaires à réanimer leur lutte . Elle serait désormais conduite par des "protecteurs de la Nation" dont Alério Matra, l'abbé Ignace Venturini et Jean-Pierre Gaffori.

Ce dernier, docteur de formation, se révéla assez vite un redoutable combattant et entreprit de libérer Corté de la garnison génoise qui l'occupait.
Les troupes corses encerclèrent l'envahisseur, ils sont tenus à distance mais progressent pas à pas, l'issue ne fait alors plus aucun doute, les génois sont perdus et doivent se rendre ou périr.

Seulement, plusieurs siècles de domination violente et injuste ont habitués les génois à la traîtrise et à la perfidie, ce dont Gaffori se souvint à la vue de son jeune fils placé ligoté en haut des remparts adverses tel un bouclier humain.

Cette vision arrête les corses, les troupes reculent n'osant pas risquer la vie de l'enfant de leur chef. C'est alors qu'au milieu du chant de bataille surgit Faustine, l'épouse de Jean-Pierre Gaffori et mère de l'enfant. S'adressant tant aux troupes qu'à son époux, elle déclare :"patriotes, tirez, ne pensez pas à mon fils, pensez à la Patrie" (cette phrase varie suivant les auteurs).

Les hommes à contre-coeur s'éxécutent et recommencent à regret, mais la rage au coeur, à assaillir l'occupant génois. Miraculeusement l'enfant survécu sans blessure à l'assaut et fut bien vite réconforté par sa mère, Faustine la mère-courage.

L'histoire de Faustine Gaffori pour autant ne s'arrête pas là et si peu de documents font état du reste de sa vie, on retrouve ici et là le rappel d'un autre événement fameux auquel elle aurait participé.

Le conflit opposant les insulaires à l'occupant génois n'est pas terminé, et alors que Gaffori mène toujours ses hommes à la bataille, les génois fomentent de s'emparer de sa famille en guise de future monnaie d'échange.
A cette occasion et alors que la maison familiale est encerclée des soldats de la Sérénissime et que les hommes qui assurent la protection de la famille pensent à se rendre, Faustine s'approche du fucone en tenant à la main un tonnelet de poudre et déclare : "Choisissez de mourir ou comme des héros ou comme des lâches".



Gravure issue de "histoire illustrée de la Corse" de l'abbé Galletti, 1863, Bibl. Corté.(faustine gaffori motivant les troupes)
Durant la lutte d'indépendance au 18e siècle, l'épouse d'un protecteur de la nation participa à sa façon à la libération de la Corse.
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# Posté le mercredi 04 juillet 2007 17:35